Pensée du jeudi


Maison secondaire mais principale

 

 

Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.2Co 5:1

Voilà encore une chose glorieuse que le chrétien sait. C’est que malgré la fragilité de son existence, il lui est assuré d’une place dans un lieu sanctuarisé, protégé et bien gardé. L’image  de la tente venait tout naturellement à l’esprit à cette époque où de nombreux nomades vivaient sous elles. Paul l’emploie facilement car lui-même en fabriquait.(Ac 18:3) et en connaissait bien les caractéristiques. Le tabernacle juif qui symbolisait la présence de Dieu parmi son peuple errant sous des tentes était lui-même assujetti à la même précarité. Pour l’apôtre, l’existence terrestre d’un homme était comparable à une tente, en ce qu’elle était fragile, vulnérable et humble. Jésus habitant au milieu des homme mais parfaitement Dieu, comme le tabernacle, n’a pas eu de privilège particulier et a vécu comme un simple homme. N’ayant pas comme les oiseaux des nids et les renards des tanières un lieu pour reposer sa tête. Mais soyons en sûr, son ambition pour son avenir allait plus loin que cette simple vie humaine.

Lui aussi savait et nous l’a appris qu’il avait sa résidence principale dans un lieu n’étant pas fait par la main de l’homme. La tente n’est pas conçue pour demeurer définitivement dans un même lieu mais à l’avantage d’être démonter rapidement pour pouvoir  se déplacer ailleurs. Le chrétien est comme ces héros de la foi qui  savaient qu’ils n’étaient qu’étrangers et voyageurs sur cette terre.

C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Heb 11:13

En échange d’une tente Dieu propose un édifice, ouvrage conçu et réalisé  par Lui-même. Cette autre métaphore s’applique au corps ressuscité et glorifié des croyants. Le mot « édifice » contient l’idée de solidité, de sécurité, de certitude et de permanence par opposition à la fragilité, au caractère temporaire et à l’insécurité que peut avoir une tente. Tout comme les Israélites remplacèrent le tabernacle par le temple, les croyants sont prêts à la transformation de leur corps terrestre en un corps glorifié.

Le croyant, par la foi, ne dispose pas seulement de l’assurance d’une vie future, céleste, quand celle d’ici-bas sera terminée, mais il s’appuie sur la garantie d’une solide espérance, de voir le ciel vivant éternellement avec son Dieu qui par définition n’est pas fait de la main de l’homme. Cette vision spirituelle révèle une « demeure », un endroit de repos, un « lieu caché et sécurisé» n’appartenant pas à l’ordre naturel périssable, mais l’ouvrage de Dieu, surnaturel, céleste, éternel, indestructible.

Pour ceux qui n’ont pas cette certitude, Jésus la propose encore aujourd’hui. Un peu comme si vous désiriez acheter une maison qui n’est pas encore construite mais que vous pouvez acheter sur plan et la visiter dans une maison témoin.

La différence c’est que cette maison est déjà bâti et que ces nous les croyants qui en sont les témoins,  Jésus restant le guide détaillant par sa parole la prochaine demeure du nouveau résident et les conditions pour l’acquérir. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place.Jn 14:2        

 

Bonne visite.

Pasteur

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