Edito

C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites. Heb 11:28

Si nous voulons comprendre et fêter la pâque chrétienne comme il se doit, il nous faut connaître la pâque juive car c’est elle qui annonce « Christ notre pâque » 1co 5:7. Il faudra pour cela lire le livre de l’exode au chapitre douze. Moïse, car c’est de lui qu’il s’agit a fait cela parce que Dieu le lui a ordonné, et qu’il croyait en toutes ses promesses. En instituant la Pâque et en faisant l’aspersion du sang, il se sépara totalement et définitivement de l’idolâtrie de l’Egypte. Il défia ainsi la religion établie. Pour lui, le salut s’obtenait non par les eaux du Nil mais par le sang de l’Agneau.  La dixième et dernière plaie que Dieu a envoyée sur les Égyptiens était la mort de tous les premiers-nés Ex 11:5. Pour protéger les Israélites contre cette plaie, Dieu a institue la Pâque, au cours de laquelle le sang d’un agneau était aspergé sur les poteaux et le linteau de la porte de leur maison. Le sang lui-même n’avait aucune puissance pour détourner l’ange de la mort si il n’était pas aspergé comme Dieu l’avait commandé laissant un signal à l’ange exterminateur de passer son chemin. Cela devait être un acte de foi et d’obéissance. Le sang symbolise pour nous le sacrifice de Christ par lequel il a vaincu la mort pour tous ceux qui croient en lui, juifs et non juifs. Les Israélites, y compris Moïse, ne comprenaient pas la pleine signification de cette cérémonie, mais ils savaient que cela faisait partie du plan de Dieu. Il l’avait exigé, et ils avaient obéi. Moïse a accepté la parole et l’ordre de Dieu. Or, la foi accepte toujours la parole et l’ordre de Dieu, même si cela peut sembler des plus étranges et des plus inutiles à l’intelligence humaine. Lorsque quelqu’un accepte Jésus-Christ par la foi, il accepte la parole et ses modaloités qui conduit au salut divin. Pour le monde, la foi ne semble pas utile et prioritaire mais le moyen du monde n’est pas celui de Dieu, pour qui « toute notre justice est comme un vêtement souillé » Esa 64:6.. Il s’en suivit que les premiers-nés d’Israël furent épargnés alors que les premiers-nés d’Egypte furent détruits. Pour nous aujourd’hui : C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs.... 1Ti 1:15. Si dans les temps ancien la pâque avait besoin du sang des agneaux, maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.Eph 2:13.Une si grande faveur nous engage à beaucoup de reconnaissance et à une vie qui soit digne de la gloire de notre donateur. Comment alors s’approcher de Dieu ? Le moyen vient encore de Dieu, non de l’homme : « Par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » Hé 10:14. De fait nous pouvons entrer, revêtus de sa justice et entreprendre un « chemin nouveau et vivant » Hé 10:20. Nouveau, parce ouvert par le sacrifice de Christ, vivant parce que Christ, qui l’a ouvert, est ressuscité et est « vivant aux siècles des siècles » Ap 1:18. Michel Bona             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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